
Objectiver la performance en sûreté/sécurité, c’est se donner des critères et des preuves terrain pour décider, de façon comparable, des moyens et des prestataires à intégrer : on ne juge plus uniquement des moyens engagés, mais l’efficacité observée (couverture, régularité, délais de levée de doute, capacité à tenir dans le temps). Dans cette démarche, le robot de surveillance autonome GR100 s’intègre naturellement comme un outil d’alerte, de standardisation et de traçabilité des actions de sûreté/sécurité, en remontant des données exploitables et en garantissant une exécution régulière des rondes, ce qui limite la dérive de la performance dans le temps et facilite une décision plus objective.
La sûreté est souvent évaluée à travers ses moyens : effectifs, dispositifs, budgets. Mais la question clé reste la performance réelle : mesure-t-on l’efficacité, ou seulement la conformité ? Comme le soulignent les professionnels du secteur, conformité ne signifie pas toujours efficacité, un dispositif peut être pertinent sur un site… et insuffisant sur un autre.
Dans les grands groupes industriels, beaucoup de directeurs sûreté constatent d’ailleurs un déséquilibre récurrent : l’entreprise formalise des exigences de moyens (process, présence, équipements) plutôt que des exigences de performance (détection, réaction, maîtrise du risque). Résultat : la comparaison entre solutions et prestataires bascule facilement vers le prix, sous l’effet d’une logique achats qui tire les coûts vers le bas — alors que, comme l’exprime Grégoire Laparade, directeur sûreté du groupe Bolloré « On ne peut pas réduire la sécurité à un coût. »
Ce point est important : la sécurité n’est pas un centre de coûts au sens strict. Elle est une économie sur le coût des problèmes non prévus (incidents, arrêts, pertes, impacts humains, juridiques, réputationnels). Pour le démontrer, il faut des critères et des preuves, des KPI. C’est là qu’un robot de surveillance autonome comme le GR100 devient utile, non seulement comme innovation technologique, mais aussi comme outil de mesure, de répétition et de traçabilité, directement exploitable pour piloter la performance.
Selon Jean-Pierre Vuillerme, ancien directeur sûreté du Groupe Michelin, il y a souvent une confusion entre objectifs et moyens concernant la sûreté/sécurité. En effet, pour que cela fonctionne, trois vérifications doivent structurer l’évaluation :
C’est une grille simple, mais elle change la discussion : on ne juge plus une prestation sur sa présence, mais sur sa capacité à atteindre un objectif réaliste et à tenir dans la durée. Le GR100 s’insère naturellement dans ce cadre : il aide à vérifier ce qui est réellement fait et si cela tient dans la durée, grâce à des rondes autonomes répétables et à la collecte de données sur site.
La conformité vérifie que des moyens existent et que des procédures sont suivies. L’efficacité répond à une autre question : dans un scénario concret, le dispositif détecte-t-il, qualifie-t-il et déclenche-t-il une réponse adaptée dans les délais attendus ?
Il existe plusieurs leviers terrain à utiliser : audits, tests, performance humaine et répétition. Autrement dit : ce n’est pas une checklist qui prouve la performance, ce sont des résultats observables et reproductibles.
Dans cette logique, l’intérêt d’un moyen autonome n’est pas d’ajouter une brique de plus, mais de produire une exécution stable et vérifiable. Prenons l’exemple du robot rondier GR100 ajouté à l’ensemble des process et systèmes existants, il permet :
Pour objectiver la performance, il s’agit d’organiser la mesure autour d’une boucle simple:
1. Définir des scénarios contextualisés
Qu’il s’agisse d’intrusion périmétrique, d’un départ d’incendie ou encore de dégradation : l’important est de choisir des scénarios réalistes et afin de prioriser les besoins et identifier les failles de sécurité.
Par exemple, en industrie, on retrouve souvent :
– Intrusion périmétrique (opportuniste ou préparée)
– Accès non autorisé à une zone critique
– Contournement de procédures
– Repérage, sabotage, dégradation
2. Tester au-delà de l’audit
Si l’on se réfère à l’expérience de nombreux responsables sûreté-sécurité, il y a un réél intérêt à la mise en place de démarches basées sur des audits terrain, tests d’intrusion, clients mystères et scénarios réels, pour mesurer la performance réelle et sa capacité à évoluer dans le temps.
Dans un dispositif mixte (humain + outils), ces tests permettent de mesurer :
3. Mesurer avec des indicateurs (KPI) orientés efficacité
Quelques indicateurs suffisent, s’ils sont stables et comparables :
4. Amélioration continue
La répétition est centrale : un dispositif est crédible quand il tient dans la durée, malgré les variations de contexte, d’équipe et de charge. Le GR100 facilite cette étape parce qu’il structure des rondes répétables et des éléments de preuve (exécution, observations, données collectées), ce qui réduit la part de déclaratif et rend la discussion plus factuelle.
Sur le terrain, la sûreté souffre d’un problème structurel : la variabilité. Les rondes ne sont pas strictement comparables, les itinéraires et les horaires changent souvent, les contraintes opérationnelles qui dépriorisent certaines actions; sans parler de fatigue, turnover, surcharge, multitâche….
Résultat : la discussion entre la direction sécurité retombe vite sur les moyens — et, côté achats, sur le prix — faute de preuves homogènes et répétables.
Dans les faits, les professionnels de la sécurité attendent une prestation de qualité : une capacité à détecter, à réagir, à réduire l’exposition au risque — pas simplement à faire des rondes ou à cocher des moyens. Or, tant que l’entreprise ne formalise pas d’exigences de performance, la comparaison devient asymétrique : le prix prend le dessus, et la valeur réelle du dispositif est difficile à défendre.
C’est précisément là que les responsables sûreté doivent avoir toutes les cartes en main. Non pas pour contester la contrainte budgétaire, mais pour démontrer, preuves à l’appui, à la direction achats, qu’une solution ou qu’un prestataire est un choix plus stratégique qu’un autre.
Un robot extérieur autonome comme le GR100 aide à faire ce basculement, parce qu’il permet de discuter :
Dans une stratégie de sûreté mature, le robot dé sûreté GR100 est un outil de standardisation et de preuve, utile pour piloter la performance.
Le robot exécute des rondes programmées de manière répétable (fréquence, itinéraires, points de contrôle). Cela stabilise les indicateurs et facilite la comparaison.
La capacité à documenter factuellement ce qui a été fait, quand, où, et avec quel résultat transforme une discussion d’opinion en discussion de pilotage.
Selon la configuration et les procédures, le GR100 peut contribuer à la levée de doute et déclencher une escalade (poste de sécurité, agent, astreinte). Cela permet de mesurer des KPI décisifs : délais de qualification, délais de réaction, qualité d’alerte.
Ce positionnement rejoint l’objectif de départ : objectiver la sûreté pour décider plus lucidement et en faire un levier de gouvernance.
Comme le disent Jean-Pierre Vuilerme, ancien directeur sûreté du Groupe Michelin et Eric Balastre, ancien directeur Prévention et Protection du Groupe Renault, la sécurité est souvent considérée comme un centre de coûts. En réalité, c’est une économie sur le coût des problèmes qui n’étaient pas prévus : incidents, arrêts de production, pertes, atteintes à l’image, vols, dégradations, impacts humains et juridiques…
C’est précisément pour cela que les responsables sûreté doivent avoir toutes les cartes en main pour prouver la performance, démontrer la valeur d’un dispositif et montrer qu’un prestataire ou une solution est un choix stratégique.
Quand les critères sont objectivés, l’arbitrage entre la direction sécurité et la direction des achats n’est plus seulement orientée sur le prix, mais aussi sur la qualité de la prestation, du service, de l’outil… Tant que la sûreté est évaluée au prisme des moyens, elle reste vulnérable aux arbitrages budgétaires et aux comparaisons par le prix. Lorsqu’elle est évaluée sur des exigences de performance — scénarios, tests, répétition, indicateurs terrain — elle devient pilotable, défendable, et alignée avec les enjeux du site.
Sources : Agora News Sécurité – « Sûreté : comment objectiver la performance pour mieux décider ? »; CDSE – « Les nouvelles formes d’organisation des directions sûreté »

CMO chez Running Brains Robotics