Protéger les infrastructures sensibles : vers une sûreté continue, pilotée et mesurable

Article : Protéger les infrastructures sensibles vers une sûreté continue, pilotée et mesurable

L'essentiel à retenir

Qu’il s’agisse de sites industriels, des réseaux d’eau ou encore de data centers, ces infrastructures sensibles jouent toutes un rôle clé dans le fonctionnement de nos territoires. De ce fait, les protéger exige des dispositifs fiables, continus et adaptables face à des menaces hybrides. Si pour les directions sûreté, l’enjeu est de mieux qualifier les événements, d’améliorer la réactivité et d’exploiter des données terrain utiles, les robots vigiles comme le GR100, y répondent via  une surveillance continue, une traçabilité des évènements et des données fiables et mesurables.

Les infrastructures sensibles assurent chaque jour des fonctions essentielles : production de biens, d’énergie, de matières premières,stockage, transport, etc. Leur besoin de sécurisation ne cesse de croître compte tenu de la situation géopolitique actuelle. 

En effet, protéger une infrastructure sensible revient à protéger un service indispensable à la vie d’un pays et cette réalité place les opérateurs en première ligne. La protection de ces environnements doit passer par une surveillance continue, adaptable et pilotable. La priorité consiste à prévoir, organiser et maintenir une capacité de réponse face à des risques multiples.

Qu’ils soient couplés aux systèmes de sécurité traditionnels, aux équipes en place ou non, les robots de surveillance autonomes tels que le GR100, apportent une réponse concrète aux impératifs de sécurité des infrastructures critiques : renforcer les rondes, s’adapter aux menaces modernes, accompagner la levée de doute, dissuader les intrusions, repérer les anomalies, éviter les accidents et compléter les équipes sûreté dans la durée.

1. Pourquoi les infrastructures sensibles deviennent des actifs stratégiques

Une infrastructure sensible devient stratégique lorsqu’elle soutient directement la vie quotidienne, l’activité économique ou la stabilité d’un territoire. Un réseau d’eau, un site énergétique, une installation nucléaire, une plateforme logistique ou un centre de données portent une responsabilité qui dépasse son périmètre technique.

Ces infrastructures permettent à un État, une collectivité ou une entreprise de fonctionner dans la durée. Leur continuité devient alors un enjeu de souveraineté, car elle conditionne la capacité d’un territoire à préserver ses services essentiels, à maintenir la confiance des citoyens et à garantir la stabilité de ses activités. Jean-Valéry Lettermann, directeur du COSSEN, le résume clairement : « les infrastructures sont liées et la souveraineté de notre pays repose sur ces infrastructures ». Pour les exploitants, cette continuité engage aussi la performance opérationnelle, l’image du site et la qualité du service rendu. 

Cette réalité du terrain impose une exigence multiple pour les services de sécurité : maintenir un haut niveau de vigilance pour garantir la continuité du service et/ou de la production.

Cela exige une vigilance particulière sur :

La sécurité et la sûreté sont au cœur de la performance opérationnelle et s’inscrivent dans une stratégie d’exploitation qui demande une vision claire des risques, des investissements maîtrisés, des moyens humains et technologiques adaptés. 

Cette stratégie concerne l’ensemble de la chaîne : directions sûreté, équipes terrain, prestataires de sécurité, responsables HSE, directions industrielles, DSI, collectivités et partenaires institutionnels. La protection des infrastructures sensibles devient un effort collectif, organisé autour d’un même objectif : garantir la continuité du service.

2. Des menaces hybrides

Les risques qui concernent les infrastructures sensibles évoluent et gagnent en complexité. 

Ils combinent désormais plusieurs dimensions : intrusion, sabotage, cyberattaque, atteinte à l’image de l’entreprise, désinformation, perturbation organisationnelle, espionnage industriel (drones), ou encore l’exploitation d’une vulnérabilité existante.

Cette hybridité change la manière de concevoir la sûreté. Un incident sur site peut avoir des répercussions numériques et médiatiques. Un événement cyber peut ralentir l’exploitation physique d’un site. Une alerte mal qualifiée peut créer de la confusion et ralentir la prise de décision. Pour Jean-Valéry Lettermann, les nouveaux défis de ces infrastructures concernent notamment les drones et le cyber, deux menaces qui élargissent fortement le périmètre traditionnel de la sûreté.

Les organisations doivent donc s’appuyer sur une solution capable de relier plusieurs niveaux : surveillance continue sur le terrain, remontée d’informations en temps réel, supervision des données, détection d’anomalies et mise en sécurité du personnel…

La sûreté moderne repose sur cette capacité à croiser les signaux. Elle demande une vision claire du terrain, des informations fiables et des outils adaptés à l’imprévu. L’objectif consiste à détecter plus tôt, qualifier plus vite et engager la bonne réponse au bon moment. C’est là que les robots rondiers autonomes se démarquent et complètent les systèmes de sécurité opérationnelle.

CAS CLIENT
Retour d'expérience du responsable sécurité et sûreté du GIE Osiris

3. Security by design : penser la sûreté dès le départ

Les infrastructures sensibles demandent une sûreté intégrée dès la conception des projets. Olivier King, directeur sûreté-sécurité de Suez, rappelle ainsi que « dès l’élaboration de chaque projet, il faut penser sûreté, sécurité et cybersécurité ». Le concept de security by design doit être respecté de la construction de la stratégie de sécurité, à sa mise place, en passant par l’intégration d’un nouveau dispositif, comme un robot autonome par exemple.

Cette méthode apporte de la cohérence à l’ensemble du dispositif. Elle permet de construire une organisation lisible, fluide, évolutive et adaptée aux réalités du terrain, en associant les bons moyens humains, technologiques et opérationnels dès le départ.

Cette approche rejoint l’analyse portée par Jérôme Laplace, PDG de Running Brains Robotics, qui rappelle que la sûreté des sites sensibles ne repose pas seulement sur la présence d’un robot. : « Lorsqu’un robot patrouille en continu sur un dépôt d’hydrocarbures, autour d’un data center, aux abords d’une base militaire ou sur un site chimique, il collecte des données critiques. Les algorithmes qui les traitent, les serveurs qui les hébergent, les capteurs qui les acquièrent : tout cela conditionne directement la capacité d’un pays à protéger ses propres installations. »

C’est exactement la même chose en ce qui concerne la conception de nos robots de surveillance : les données sont chiffrées, les actions réalisées dans le RBOC sont tracées et l’accès à l’interface est sécurisé. La conception security by design passe également par un hébergement des données en France, un audit annuel réalisé par un organisme externe français certifié ANSI. et une certification ISO 27001 en cours. Le cœur du réacteur, autrement dit, nos algorithmes et IA sont conçus en interne et pensés pour la sécurité privée, avec un respect strict des RGPD et le chiffrage des données. 

En définitive, nos robots sont conçus pour répondre aux plus hautes exigences des sites les plus sensibles (nucléaires, data centers, militaires, etc.) aussi bien en termes matériel, logiciel que fonctionnalités métier.

4. Le robot GR100 devient un atout pour les sites les plus critiques

Un site critique n’attend pas seulement une technologie innovante. Il recherche une solution fiable, maîtrisée et capable de s’adapter à ses contraintes : zones sensibles, continuité d’activité, procédures internes, exigences cyber, gestion des accès et souveraineté des données. Le GR100 répond à ces enjeux. Plusieurs de nos robots de sécurité sont d’ailleurs opérationnels depuis 2021 sur des sites sensibles, notamment dans des environnements liés à la défense. Cette expérience terrain nous permet de concevoir des déploiements adaptés aux besoins de sites variés.Selon les contraintes annoncées du site, des options de déploiement spécifiques peuvent également être envisagées, comme une architecture on-premise ou l’ajout d’options comme un gyrophare par exemple.

Pour les sites critiques, le GR100 apporte donc une réponse opérationnelle : une solution autonome, conçue pour s’intégrer à l’organisation existante, renforcer la réactivité des équipes et fournir des informations fiables. Comme le rappelle Olivier King, il faut pouvoir s’appuyer sur « un système complet capable de répondre à l’imprévisible ». C’est précisément notre objectif : proposer un robot adapté aux contraintes réelles des sites sensibles, tout en tenant compte des exigences de données, de cybersécurité et de continuité d’activité.

Conclusion : anticiper, coordonner, piloter

Les infrastructures critiques exigent une sûreté capable d’évoluer avec les risques. Elles sont un atout majeur dans la continuité des services essentiels. La réponse repose sur trois leviers : anticiper les scénarios, protéger les points sensibles et piloter la sûreté avec des données fiables. En intégrant des solutions comme le robot de sécurité autonome GR100, les directions sûreté peuvent structurer une surveillance plus continue, plus fiable et plus mesurable. Le robot apporte plus de continuité et plus de précision dans la protection des sites sensibles. Pour les sites industriels, énergétiques, logistiques ou stratégiques, la sûreté devient alors un levier de résilience. 

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Sources : AN Sécurité n°1292 – Les infrastructures critiques deviennent-elles des cibles ? [Info à chaud]

Alix OUDIN
Alix Oudin

CMO chez Running Brains Robotics

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